La RE2020 fixe des objectifs en matière de performance énergétique, d’impact carbone et de confort d’été. Elle répond également à un enjeu devenu central pour les bâtiments neufs : s’adapter aux changements climatiques, notamment à l’augmentation des épisodes de forte chaleur.
Les brasseurs d’air peuvent s’intégrer à cette stratégie. Ils ne produisent pas de froid : ils mettent l’air en mouvement et augmentent la vitesse d’air ressentie par les occupants. Ils constituent ainsi une solution complémentaire aux protections solaires, à l’inertie, à la ventilation et, lorsque cela est nécessaire, aux systèmes de rafraîchissement.
Cette approche rejoint les principes de la climatisation low tech : agir sur le confort thermique avec un équipement simple et peu consommateur d’électricité, plutôt que recourir systématiquement à la production de froid.
Quelle place pour les brasseurs d’air dans la RE2020 ?
Le confort d’été constitue l’un des enjeux de la RE2020. Il est notamment évalué à travers l’indicateur degrés-heures (DH), qui mesure la durée et l’intensité des situations d’inconfort thermique pendant les périodes chaudes.
Le brasseur d’air agit sur le confort ressenti, et non sur la température de l’air. En augmentant la vitesse de l’air au niveau des occupants, il favorise les échanges thermiques entre le corps et son environnement. À environ 1 m/s, l’effet rafraîchissant ressenti peut atteindre plusieurs degrés selon les conditions.
Il ne se substitue donc pas aux principes de conception bioclimatique. Il intervient en complément lorsque les protections solaires, l’inertie et la ventilation ne suffisent pas à maintenir un niveau de confort satisfaisant.
Pour approfondir la place des brasseurs d’air dans le confort d’été de la RE2020, consultez notre analyse dédiée.
Une solution low tech pour s’adapter aux changements climatiques
Les bâtiments conçus aujourd’hui doivent rester confortables dans un contexte climatique différent de celui qui prévalait lors de leur conception. Les épisodes de chaleur plus fréquents rendent la maîtrise du confort d’été particulièrement importante.
Les brasseurs d’air permettent d’agir directement sur la sensation thermique sans produire de froid. Ils peuvent fonctionner dans les seules zones occupées et pendant les périodes où le besoin de confort est présent.
Ils peuvent également être associés à la climatisation. Dans ce cas, les brasseurs d’air permettent de réaliser 32% d’économie sur la facture de consommation électrique. Dans un bâtiment équipé d’un système de rafraîchissement, le brasseur d’air peut améliorer localement le confort et compléter le fonctionnement du système.
Quels résultats sur le confort d’été ?
Les simulations réalisées par le bureau d’études Inddigo permettent de mesurer l’effet des brasseurs d’air sur les degrés-heures.
Dans une école élémentaire de 1 100 m², l’installation de quatre brasseurs d’air par salle de classe fait passer les degrés-heures de 213 à 112, soit une diminution de 47 %.
Dans des bureaux en open space de 4 910 m², les DH passent de 428 à 125, soit une diminution de 71 %.
Dans les deux cas, les bâtiments restent conformes à la RE2020 sans brasseurs d’air. Leur installation permet donc d’améliorer la marge disponible en matière de confort d’été.
Les résultats détaillés de ces simulations sont présentés dans notre analyse consacrée aux brasseurs d’air en RE2020 dans le tertiaire, au confort d’été et au bilan carbone.
Quel intérêt pour l’empreinte carbone ?
La RE2020 prend également en compte l’impact carbone du bâtiment sur son cycle de vie. Le choix des équipements techniques participe donc aux arbitrages environnementaux réalisés dès la conception.
Dans une analyse de cycle de vie réalisée par Inddigo sur une salle de classe de 50 m², la comparaison entre quatre brasseurs d’air et un système de climatisation fait apparaître un impact carbone environ 21 fois inférieur pour les brasseurs d’air, dans le périmètre étudié.
Le test BRASSE de l’ADEME apporte également des données sur les performances électriques de différents brasseurs d’air. Parmi les modèles testés, le Haiku L présente le meilleur ratio entre consommation électrique et vitesse de rotation. À vitesse maximale, les résultats indiqués sont :
- 204 tr/min
- 22 W
- 1,03 m/s de vitesse d’air moyenne
- 3,55 °C d’effet rafraîchissant moyen
Ces données montrent l’intérêt de considérer à la fois la consommation électrique et l’effet obtenu sur le confort.
Dans quels bâtiments intégrer des brasseurs d’air ?
Les bâtiments d’enseignement, les bureaux, commerces, hôtels, gymnases et autres ERP présentent des configurations différentes. Le choix du matériel dépend notamment du volume, de la hauteur sous plafond, de l’occupation et du niveau d’activité des occupants.
Dans une salle de classe, 2 brasseurs d’air petit format suffisent pour rafraîchir pendant les épisodes de fortes chaleurs. Dans les bureaux, le brasseur d’air peut être utilisé seul dans certains bâtiments ou en complément d’un système de rafraîchissement.
Comment choisir le type de brasseur d’air ?
Pour les bureaux, salles de classe et autres espaces compatibles avec des équipements de petit diamètre, Turbobrise propose notamment les gammes Haiku L, Haiku Coastal et i6.
Pour les grands volumes — gymnases, halls, ateliers, entrepôts ou bâtiments industriels — les modèles Essence et Powerfoil permettent de traiter des surfaces plus importantes.
Découvrez les brasseurs d’air petit format et les brasseurs d’air industriels.
Comment dimensionner et positionner les brasseurs d’air ?
Le dimensionnement doit prendre en compte la surface et le volume du bâtiment, la hauteur sous plafond, les zones occupées, les obstacles, l’éclairage et les flux d’air existants.
L’objectif est d’obtenir une vitesse d’air homogène dans les zones occupées, sans créer de courant d’air inconfortable. L’implantation des équipements doit également être compatible avec les autres installations techniques du bâtiment.
Pour les petits formats, une distance minimale de 60 cm entre les pales et les luminaires doit notamment être respectée.
Turbobrise dispose d’un bureau d’études intégré pour étudier le dimensionnement, l’implantation et les flux d’air à partir des caractéristiques du bâtiment.
Un usage complémentaire en hiver : la déstratification
Dans les bâtiments de grande hauteur, l’air chaud s’accumule naturellement au plafond. Un brassage lent permet de redistribuer cet air vers la zone occupée et d’homogénéiser la température.
Selon les configurations, la déstratification peut contribuer à réduire les besoins de chauffage. Elle constitue un usage complémentaire du brasseur d’air : confort d’été en période chaude et optimisation des flux thermiques en hiver.
Intégrer les brasseurs d’air dès la conception
Les brasseurs d’air ne constituent pas une exigence de la RE2020. Ils peuvent en revanche être intégrés à une stratégie globale associant confort d’été, adaptation aux changements climatiques, sobriété énergétique et réduction de l’impact environnemental.
Leur efficacité dépend du choix du modèle, de son implantation et de son dimensionnement. Une étude réalisée dès la conception permet d’intégrer le brassage de l’air à l’architecture et aux autres équipements techniques du bâtiment.
Turbobrise accompagne les architectes, bureaux d’études, ingénieurs CVC et maîtres d’ouvrage dans le dimensionnement et l’implantation des brasseurs d’air.